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mardi 30 juin 2009

la cathédrale et le fleuve


M. Py étais perdu dans les rues étroites de la vieille ville, des murs, des hauts murs l'enturaient, rouaient autour de lui, danse macabre, sourire de la lune imprimé sur le crâne de cristal d'un dieu païen
la cathédrale est muette, il pleut dedans, l'eau coule à tâtons sur la peau gothique des murs, des tasses vides gravitent dans la pluie,
le matin je bois mon café macéré, je le verse dans ma paume gauche ou droite et je le sirote pendant un long car d'heure, je prends pas de petit déj, je prends une nouvelle photo, je l'imprime et je le mais dans mon sac, je prends un nouveau livre et je le lis pendant la messe, dans la pluie, les gouttes fondent les mots, jelisbeaucoupparcequelirecestvivredifferamment

chaque jour M. Py avale son café à la hâte, il le verse dans sa main, la saveur lui monte dans les mots, mil regarde la fenêtre, prend un nouveau livre, se met à le lire dans le coeur humide du monde, la dernière découverte un exemplaire des Voyages de Marco Polo
une fois devant la cathédrale il se met à lire la première page pour que notre livre soit droit et véritable, sans nul mensonge, nous vous donnerons les choses vues comme vues, et les choses entendues comme entendues. Aussi tous ce qui liront ou écouteront ce récit doivent croire parce que ce sont toutes choses véritable

ce qui l'intéressait, dans les histoires qu'il lisait, ce n'était pas leur relation au monde mais leur relation à d'autres histoires, M. Py finit rarement un bouquin, il aime plutôt commencer un livre

the days of my youth, as I look back on them, seem to fly away from me in a flurry of pale repetitive scraps like those morning snowstorms of used paper that a train passenger sees whirling in the make of the observation car

le 28 décembre Pascal a rencontré un chien noir, race incertaine, quatre pattes, gueule de chien, il lui caressa le dos, lui acheta un croisant et lui donna un nom, mais la bête avait un regard absent, elle entra dans la cathédrale et resta pendant un long moment sous la tombée insensible de la pluie

au milieu de sa pensée, ayant quitté le chemin droit, il se trouvai dans une pluie obscure, épaisse et âpre, trois bêtes le jetèrent dans un long voyage, ombres et pensée au bout de cette grotte...

Pascal écoutait Bach de temps en temps, sous la pluie, c'est ainsi qu'il a rencontré un archange roué sur le creux urbanistique de la terre, éperdument noué dans le labyrinthe de la lecture

Mékong a été créé par des pluies divines...

lundi 29 juin 2009

love me tender, love me d...eep


nouvelle semaine à Genève, nouveau coup de théâtre dans le journal - une agence genevoise qui propose aux habitants de la ville de cocufier leur conjoint
bah oui, pourquoi pas, faute de mieux on couche avec sa femme, après tout l'illustration genevoise du célèbre dicton est bien démocratique, allez-donc, chers maris veuillez bien donner de la tune aux épouses pour qu'elles puissent vous cocufier
donc si on regardera avec plus d'attention on vers des cocus sur les rue de la cité des Délices (que M. Arouet me pardonne)
le plus intéressant c'est que les conjoints peuvent se cocufier à la fois, tout en connaissant le partenaire d'autrui... d'après la logique du discours moraliste je devrais ajouter o tempora, o moris... mais ne vous en faites pas, chers genevois, cette une expression qui colle bien à la peau de toutes les époques,
en plus, le libertinage est un peu chez soi dans la vie de l'homme post moderne

que ce soit clair, j'accuse pas les genevois, chacun est le juge de son propre âme, ça c'est un problème pour tous, on jette à la poubelle les ailes pour se baiser d'avantager (littéralement et métaphoriquement)

pourtant c'est dommage qu'on préfère de vivre dans la marécage, de gaver son corps de fange et de s'y arrêter

PS: 12Il y eut alors un violent tremblement de terre ; le soleil devint noir comme une étoffe de deuil et la lune tout entière devint rouge comme du sang ; 13les étoiles tombèrent du ciel sur la terre, comme les fruits encore verts qui tombent d'un figuier secoué par un fort vent. 14Le ciel disparut comme un livre qu'on enroule sur lui-même ; toutes les montagnes et les îles furent arrachées de leur place. 15Les rois de la terre, les dirigeants, les chefs militaires, les riches, les puissants, et tous les autres, esclaves ou libres, se cachèrent dans les cavernes et parmi les rochers des montagnes. 16Ils disaient aux montagnes et aux rochers : 'Tombez sur nous et cachez-nous loin du regard de celui qui siège sur le trône et loin de la colère de l'Agneau. 17Car le grand jour de leur colère est arrivé et qui pourrait lui résister ?'

PPS: cette fois-ci je suis moins original, je suis hors métaphore, en plus y a M. Py est en vacances ;-)

samedi 27 juin 2009

dl Py si polifonia apusului


ploua, era una din furtunile care te invita sa iesi in bataia stropilor, sa te abandonezi lor
dl Py crescuse pe malul raului Mekong, la marginea caruia nu stat si nu a plans nicicand
rue d'Enfer, 7, urbea lacustra nu inceta sa il surprinda cu labirinturile ei mirifice
nu raspundea niciodata la vocea apusului, isi grabea pasul incantat de muzica ploii,
isi uitase umbrela la ea, femeia cu oglinda si demonii care-si inebunea vecinii cu acelasi refren jazz lovemelovemelovemelove

o intalni inaintea furtunii, era pe malul lacului, fuma discret o aripa de vant langa decapotabila lui de un albastru spalacit
dl Py, Pascal Py o invita la o ceasca de cafea, insa ea prefera tigarile
el nu fuma decat noaptea, limburile apusului isi roteau siropos carnea in oglinda ploii
camera ei era o garsoniera belle-époque, sunt logodita, dl Py nu auzea vocea apusului, sunt, ii saruta frenetic mainile, refrenurile de jazz nu mai incetau, lovemelovemelovemenot

il iubesti, ea fuma absenta incorsetata in imbratisarile necunoscutului, Mekong..., cum te numesti, izbucni intr-un hohot frenetic de ras, iti miros palmele a ploaie, e pentru ca m-am abandonat ploilor asteptandu-te langa parcare, as fi vrut sa o facem pe banca din spate, ii saruta visator umerii, o sa-ti gravez un poem cu ieroglife pe umarul stang

refrenurile jazz nu o ajutau sa-nteleaga, lo-li-ta, lo-li, ta, asa te voi numi, ma crezi imatura, ai ochii verzi, sau ma crezi o perversa, lovemelovemelovemenot, opreste muzica aia belstemata si spunemi de ce ai hotarat sa ma tarai intr-un nou poem, nu stau goala in fata oglinzii, nu cred in demoni, raspunde-mi, nu iti era destul ca m-ai omorat in poemul anterior in care nici macar nu ai pomenit de raul Mekong, si apoi cine ti-a zis ca eu nu vreau epitaf sau ca vizes fluturi desenati pe mormant, urasc muzica jazz, esti un pierde vara incalcit in propria-i scriitura

avea gura plina de cerneala, apusul i se zbatea sub limba

lo-li-ta, lo-vemelovemelovemedo, frenezia efemerului ii sporea miopia, dl Py stie (leit)motivul

vendredi 26 juin 2009

drôle d'histoire

hier l'aube a parlé à un passant
lui, il était trop pressé pour l'entendre, une femme au miroir attendait le démon, le démon en avait raz-le-bol
la femme d'à côte a trompé son fiancé s'abandonnant dans les bras d'un premier venu, dans une voiture bleuâtre au bord du lac
la ville secouait ses aires de jazz, lovemelovemelove
y avait plus de cigarettes ni chez moi, ni chez toi, fallait sortir les chaises au bord de la rivière
j'en avait dada au coeur, la ville est une pute, la pute est une ville, la maison aux lumières rouges a les fenêtres fermées
M. Pascal Py habite au 7, rue d'Enfer, y a pas une rue d'Paradis dans le centre ville, nom de cercle brisé par des doutes
M. Py est un miroir, celui qui reflète le corps nu de la femme sans démon, cette femme qui vient de cocufier son fiancé avec le passant dur d'oreille
les aires de jazz ne l'aident plus, il va jamais le lui pardonner
quoi faire alors? s'abandonner encore dans les bras d'un autre pendant une demi heure, se tirer un coup de balle dans la tête, châtiment, châtiment...
jeune fille noyée dans le lac, meurtre ou crise de conscience, drôle d'histoire, lovemelovemelovemnot, je ne suis pas moi-même la matière de mon écriture

elle a laissé une lettre, elle veut pas d'épitaphe en latin, juste l'image d'un papillon gravée sur sa tombe, la police va bien s'en occuper, son fiancé est trop pressé, la voix de l'aube n'avait pas d'écho

lovemelovemelovemedo, M. Py sait bien pourquoi...