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mercredi 23 novembre 2011

requiem for a lost trip


chaque instant a un nouvel aura. chaque aura acquiert une nouvelle dimension après une longue nuit d'insomnie. chaque seconde, battement de coeur d'une éternité que l'on ignore encore. 
changement de saison. changement de peau de la cité. les rues se couvrent de brouillard. des gens égarés sous le poids de leurs habits d'hivers. des enrhumés, les yeux rouges d'insomnie, rêvant la majesté d'un fleuve tropical perdu dans le corps d'un continent littéraire.

un journée morne, comme un Munch tardif. les vagues d'inquiétude se répendent dans le regard d'Alice. un silence lourd, comme si la main du musicien invisible tombant paralysée sur touches étonnées d'un piano qui raisonne encore dans une lointaine ville lacustre. 

changement de saison. l'aura d'un automne tardif se perd dans les battements d'ailes des oiseaux migrateurs. des oiseaux partant pour la chaleur généreuse du contient africain. autour de toi le goût amer d'un voyage qui n'aura pas lieu. les éternels parce que modifiant une fois de plus le cours de notre vie, de nos pensées, de mon imaginaire

une musique lointaine, au bord d'au autre lac, va raisonner jusque dans ton coeur. d'habitude je vois cette triste saison comme la promesse d'un printemps attendu avec impatience. cette fois ci je ressent rien de cela. juste un vide et un sacré mal de gorge. est-ce donc une simple crève qui fais exploser un imaginaire? au lieu de la soif un immense désert, au lieu du jaillissement épanouit de la jungle précolombienne un drôle de vide métaphysique, au lieu de riches métaphores une mal de siècle reflété jusqu'au noyau dur de ta tristesse.

we were there, another time. another season, much more generous, much more colorful was hosting us in an incredible roman city, in the hidden heart of a beautiful parc. the trip we missed today should be nothing but another piece of those memories, of that incredible music. isn't every single loss an opportunity to recall those memories where the impossible was on the edge of becoming part of our life?  


  

mardi 22 novembre 2011

all about Alice



Alice a vu la lumière du jour avec un vaste manuscrit sur sa paupière droite. La paupière gauche, plus proche du coeur, est le miroir de ses prières.  

Son enfance, un vaste champ de coquelicot, texte fragmentaire au goût vaguement cioranien ou les formes et les parents sont des figures filiformes d'un dieu Giacometti. Alice aime le beau, sans réserve, sans snobisme, un sentiment pur, impulsiv et grand comme un Orénoque traversant la jungle de la réalité. L'art pour l'art est une peine perdue à ses yeux. Si ce n'est pas une révélation, l'art est juste un passe temps de snob. Je sais plus si je suis d'accord avec cette pensée, mais elle a un argumentaire qui s'avère plus qu'une tentation. Son vaste imaginaire de la perception du beau à la colonne de l'infini comme point d'équilibre. Ses traits sont douces et précises comme celles de la muse endormie de Brancusi.

Alice a dévore Freud depuis un âge précoce, lecture tordue et inquiétante qui l'a sans doute façonnée plus qu'elle ne voulait à cette époque. Enfant douée pour les rêveries et le sens du beau, elle cultiva vite un arrière goût pour le mal de siècle. 

Alice adore voyager. Le voyage comme descente mystique dans les profondeurs de son âme, le voyage à double dimension à travers les jardins de Gaudi à côté d'un personnage inerte alimentant ses insomnies. Elle a un faible pour Bach, la poésie (Rilke tout récemment, qu'elle a lu la nuit précédente jusqu'à trois heures du matin) et les salades dont elle parle comme d'une symphonie de saveurs.

Elle a dû vivre dans l'Egypte ancienne dans une de ses vie passée, car elle garde en elle une adoration presque païenne pour les chats. C'est une de ses grandes faiblesses. Elle garde des heures à regarder le chat philosophe sur le balcon de vis-à-vis et il n'y aurait pas de meilleur cadeau qu'un chaton. 

Le coup de foudre met Alice en face du Musée Dali (à Paris). Elle y passe de longues heures à promener son regard dans la douceur érotique des formes du grand peintre, se laisse aller dans la librairie du musée et y achète La vie secrète de Salvador Dali par Salvadori Dali qu'elle lit en moins de deux heures sur un banc dans la Gare de Saint Lazare. En fait elle lit beaucoup et surtout elle lit vite. Le temps que je prends pour lire, elle va accumuler des relectures jusqu'à une communion avec l'oeuvre. C'est aussi valable pour les films et le théâtre. Elle peut aller voir un film une douzaine de fois et chaque fois elle le vit, elle le découvre avec un naturel digne des meilleures description du réalisme magique. Au délà de la fascination que j'ai pour son goût de la relecture, je ne peut être que jaloux, car j'arrive très rarement à relire un livre.

Alice n'a pas encore l'âge de Dante, mais elle est une habitué des labyrinthes, des insomnies tordues. Elle connait plusieurs descentes aux Enfers. Mais à la différence du grand classique italien, Alice traverse le Styx dans les bras d'un saint oriental. Son itinéraire a connu une traversée du désert, longue et sinueuse. Désert la fait filiforme, Alice en paillon dont les couleurs s'imprègnent dans l'imaginaire de mon écriture. Alice a connu le noir, maligne et douloureux. Prière et méditation ont fait d'elle une accumulation de philosophie et de résignation révélatoire. Elle aime la vie. Chaque instant est une importante découverte, la possibilité d'une histoire d'amour avec l'âme cachée du monde que l'on peuple. Au bout de sa traversée de la nuit elle découvre la lumière sur une petite île en Mer Egée. C'est une constante dans ses itinéraires spirituels.

Elle m'accorde avec générosité un lieu important dans cet sinueux itinéraire. Sans aucun doute les mots que l'on dit on plus d'importance qu'on ne le croit. La vie des mots dépasse le scépticisme journalier de nos rythmes galopants, un mot raisonnant dans l'oreille de l'autre peut déclancher une avalanche, peut faire rennaître, peut écraser sous le poids banal d'une sémantique mal-calculée. J'ai dû par un heureux hasard prononcer LE mot, bref signifiant qui a traversé tout les dimensions de son âme. Le mot qui se déplaçait avec une vitesse qu'on peut pas mesurer en photons, ces mirifiques syllabes s'étant lovées autours de attentes les plus obscures de son âme. 

Les épiphanies d'Alice sont un chapitre à part. D'une intensité sans précédent, elle t'écrit le texto le plus inspiré du monde alors que tu ne t'attend point ce jaillissement. Elle vie en Sybille de Delphi, vous fait entrer dans la macération de ses rêves, vous ouvre les porte d'un monde que l'on croyait inconcevable auparavant et un soir, en pleine obscurité, ses lèvres ont imprégné l'éternité (ou le néant?!) sur celle de son auteur. De quoi en perdre la raison...

Alice berce ses joies et ses mélancolies au coeur même du petit Montmatre dans une bourgade lacustre et bien que ce quartier bohème soit un Montmarte second hand, elle y vit une plénitude printanière sans réserve. Elle connait toutes les petites ruelles autour de son modeste chez soi. Elle a l'esprit lacustre et bien qu'elle soit fascinée par les montagnes, le lac et la mer l'attirent davantage. 

il est cependant impossible de tout dire sur cet âme poète dans une si brève reflexion. ce n'est qu'un lent début d'une longue série de méditation sur ce personnage réel qui ne cesse point de me fasciner par la vaste nef de son univers. on ne pourra jamais tout dire sur Alice comme il est bien impossible de tout dire sur la lune, car même si on la voit et on lui parle tous les jours, son aura de mystère n'a rien perdu de son éclat...


Aujourd'hui, si on lit avec attention dans ses paumes, on voit que toutes les lignes y tissent un seul grand mot - LA VIE...

A SUIVRE


Intinéraires d'Alice (petite incursion dans la dialectique rilkéenne)


le regard d'Alice imprimant les dernières couleurs automnales
la ville matinale fondante dans les bras d'un brouillard prémonitoire
des gens pressés accrochés au ciel par le fil de leur respiration

Alice l'éternelle se réveille avec la métaphore de la lumière sur ses paupières
ses heures tombent lentement par terre 
danse inconsciente et inédite
ou se croisent le chat penseur de la voisine d'à côté
lectures mystiques, convulsions poétiques
les Mardi gras des épiphanies d'un personnage évadé 
les jours d'Alice fondant dans les couleurs celestes de de Staël
musée intime des ultimes révélations
nuance et son lui font prière 
devant aube et soleil couchant 
jour après nuit
incantation après merveille
Alice voyage aux sources de la musique
imprimant ses pas sur le corps lisse du piano
son monde se voit transporté aux cieux
par la musique tant rêvée 
dans le fin coquillage d'une cathédrale zurichoise

Alice s'arrêtant sur le quai du lac
au bord de la dialectique rilkéenne
Oh! bienheureuse la petite créature 

qui toujours reste dans le sein dont elle est née;
bonheur du moucheron qui au-dedans de lui,
même à ses noces, saute encore: car le sein
est tout.  Et vois l'oiseau, dans sa demi-sécurité:
d'origine il sait presque l'une et l'autre chose,
comme s'il était l'âme d'un Etrusque
issue d'un mort qui fut reçu dans un espace,
mais avec le gisant en guise de couvercle.
Et comme il est troublé, celui qui, né d'un sein,
doit se mettre à voler!.  Comme effrayé de soi,
il sillonne le ciel ainsi que la fêlure
à travers une tasse, ou la chauve-souris
qui de sa trace raie le soir en porcelaine.
Et nous: spectateurs, en tous temps, en tous lieux,
tournés vers tout cela, jamais vers le large!
Débordés.  Nous mettons de l'ordre.  Tout s'écroule.
Nous remettons de l'ordre et nous-mêmes croulons.
Qui nous a si bien retournés que de la sorte
nous soyons, quoi que nous fassions, dans l'attitude
du départ? Tel celui qui, s'en allant, fait halte
sur le dernier coteau d'où sa vallée entière
s'offre une fois encore, se retourne et s'attarde,

tels nous vivons en prenant congé sans cesse. 

lundi 14 novembre 2011

les automnes d'Alice



ce nouvel article en dédicace à une fidèle lectrice et constante protagoniste, Alice, dont le moral vit une automne tardive

les relations inter humaines c’est une drôle d'invention. des fois ça colle, des fois pas, ça fait flipper, tappe sur les nerfs, donne des maux de tête ou des maux de coeur... des amitiés finissant en boucle avec la chute primaire en adametéve séduit par fruit d'à côté. voilà donc qu’entre amourette et passion on se retrouve (comme elle) face à la profondeur d’un miroir dont la concavité convexe ne laisse point le choix. et alors que les marchés européens s'écroulent et les journaux gueulent le réitératif absolu, que la monnaie unique qui tombe depuis des mois (toujours pas tombée) et que des milliers de gens attendaient la fin du monde le 11 du 11 (surtout au nouveau monde ou le deux chiffres doivent s'associer avec les tours jumelles, sinon c'est de la stupidité profonde) une relation platonique-psychologique avec des syncopes, des nuits blanches et des descentes entêtés dans les cavernes du mal de siècle ose voir la lumière du jour

alors que la plupart des gens ont eu un problème avec le fond comme avec la forme de ce ballet de sentiments et nuits blanches (le couple comme une insomnie bicéphale, cioran a du y penser...) Alice y est plongée avec la soif poétique de lumière et de réciprocité

contrairement à ce que l’on croit, on peut entrer dans le même fleuve plusieurs fois et si l’on ne sait pas nager le risque de couler y guette toujours

en plus il fait bien garder une porte ouverte et ne jamais dire jamais, juste pour ne pas tomber dans le ridicule, car on peut faire semblant devant tout les autres, mais hélas pas devant soi-même et une fois qu’on se retrouve devant soi même (avec ou sans miroir), c’est plus drôle du tout car là les duperies me collent plus

pour être plus convaincu il faut juste vous rappeler la dernière fois que vous avez dit NON NEIN NO WAY HORS DE QUEST NU NO... pour revenir tout de suite et ne pas tenir compte de la limite qu’on s’est imposé. combien de friandises ou de chocolat a t on avalé après avoir dit non, combien de fois a t on dépensé le fric pour des choses qu’on s’était interdit d’acheter, pour ne pas parler des fêtes (avec la gueule de bois au lendemain et des PLUS JAMAIS lancés sans pitié à l’adresse de l’alcool) auxquelles la plupart revienne constamment ou aux relations rompues pour être reprises à un niveau encore plus profond.  

donc une porte entrouverte ne nuit à personne. et puis au lieu de nier ce qu’on peut voir sans lunette(s)

les automnes intérieures comme extérieures vont tôt ou tard se dissiper dans le temps, il y a donc là une promesse de printemps. cela ne veut pas dire qu'il faut les cultiver (à la manière des cicatrices de Milan) et ne pas chercher de façon décadente-masochiste y trouver un plaisir sans limites. avant que le temps passe il faut qu'on se mette à observer ses couleurs pour qu'on puisse s'en souvenir pendant les rayons du printemps


le dernier mois d'automne est long et humide au bord du pictural lac. le froid est devient plus impertinent, les gens de plus en plus perdus dans leurs fringues d'hiver. des vapeurs chauds des thécafésàlemporter laissent des traces futuristes dans l'air dans les rues de la ville et déjà des décoration de Noël ont envahi l'espace. une anticipation triste et mercantile à la fois, sortez donc vos agendas et listes y les nombreux cadeaux que vous allez/devez faire. WHAT ELSE comme si la naissance du bébé céleste n'a été qu'un brillant projet de maketing pour rassurer les marchés lorsque l'année touche lentement à sa fin (c'est quand même impréssionant de voir à quelle manière on est encore influencé par ces patrons du XIX qui on inventé le concept de grand magasin)

mais que serait on dans ce meilleur des mondes sans ses histoires qui retournent nos personnages aux sources d'un romantisme sauvage et inédit comme l'épanouissement d'un jardin à l'anglaise


mardi 21 juillet 2009

a tea-spoon of coffee for Alice


j'ai entendu beaucoup de propos semblables. vous êtes tous des consolateurs pénibles.

un sommeil lourd pèse sur tes paroles, le silence gravite impassiblement autour de toi oeil de lecteur, le minuit est un bus à quatre étoiles, madame et monsieur, vous aurait du faire vos réservation il y a une semaine

Alice rajeunit avec chaque tasse de café, elle y avait renoncé pour un temps incertain, mais dès le commencement de la saison pluvieuse son agitation lui pesait lourde sur ses paroles
elle est sortit de chez elle dans mal guidé par une concordance verbale inconsciemment déséquilibre, elle suivait le chat bleu à ses messe - la raison scientifique a prouvé que tous les félines domestiques appelées communément chats et dont le poil a la couleur bleu ou bleu-marin sont passionné par deux choses les messes et les discours philosophiques
Ulysse aimait les messes, il y allait en cachette, pourtant régulièrement comme un bon chrétien

après tout qu'est-ce une femme solitaire? une silhouette gothique suivant les chats dans les rues. au bout d'une semaine elle finit par devenir dépendante des cafétérias parsemées autour de la cathédrale, son péché le plus récent - une passion frénétique pour le café viennois, elle y trempait son heures creuses, le goût de la crème s'associait aux rues de Vienne, sans lui donnait des maux de tête
ses promenades les plus réussies étaient celles où elle pouvait sentir qu'il n'était nulle part

quand finiront ces discours qui ne sont que du vent?

sur le bord du Mékong je me suis assis sans espoir ni chagrin. le savoir est infini, le fleuve n'a jamais cessé de couler entre ces mêmes rives. Sebastien regarde l'eau descendre, avec ses yeux, cette eau lourde chargée du sang des hommes, le fleuve éventreur de la terre, dévoreur de forêt
la ville est un radeau sur le fleuve, où coule la plus ancienne mémoire du monde
à l'horizon s'enracine le fleuve au ciel

chaque dimanche miss Havisham était privé de la compagnie du chat, elle ressentait les mains froides de la solitude, elle écoutait de la musique... autrefois elle était passionnée par Glen Miller, ensuite se suiviat en tortue de longues heures de lecture jusqu'au crépuscule accompagné par le son constant de la pluie, le sommeil fond le long des rails du texte

Mr. Py était le seul a savourer la pluie
les pluies nourrissent les fleuves, les fleuves se touchent dans le ciel , les pluies c'est le ciel

speaking as if it really did not matter, and assuming, apparently, that life was automatically rolling on with all its routine pleasure, Alice said she would like to turn into a bird and to spend the rest of the afternoon on the roof of the cathedral

plus on et on plus on est proche, elle ignore encore que c'est un arbre aux poèmes qui pousse sur sa porte

what could really disturb you, Miss Alice?